17.05.2008

Le vent venu du nord

Le grand vent venu du froid

Elle était petite, elle était blonde, elle sentait bon les pains krisprolls, ma suédoise.

Rencontrée dans un pub parisien, ma suédoise était tout en charme.
En général, le modèle glaçon nordique ne m’enchante pas trop, je laisse ça aux hommes sans imagination, comme dirait l’autre.

Mais bon, y a que les tétraplégiques qui changent pas leur fusil d’épaule.

Bref, cette jeune étudiante en géométrie (en géométrie ??? bé oui…) avait tout pour plaire, on s’était revu le week-end suivant notre rencontre, ballade en scooter dans les rues de la capitale, pause sur le canal saint martin, puis pot-dîner sur une petite place aux alentours de belleville…

Elle était toujours glacée d’apparence, mais je sentais que la lave affleurait sous le glacier…

Hé bien non. En fait, c’est la glace qui affleurait sous le glacier.

Alors que nous prenions le chemin du retour, la conversation prenait un tour de plus en plus intime, croyais-je quand soudain…

 

« Le problème avec vous les français c’est que vous être indécent dans rue. Vous embrasser vous tout le temps 

-Ah oui effectivement, si les baisers sont perçus comme un prélude à l’acte, j’imagine qu’en Suède, on préfère faire ça dedans que dehors… 

-exactement. On s’embrasse pas dehors, il fait trop froid.

-         Bon… on va chez moi alors ?

-        

-         Ou pas, donc.

-         Oui, je crois je vais rentrer ma maison

 

C’est ça…

16.05.2008

Lièvres et Lapins

Suivre deux lièvres à la fois pour finir par se prendre deux lapin

Alors oui, je sais, ça ne se fait pas.

On ne donne pas rendez-vous à deux filles le même soir.

Certes.

Cela dit, quand on est engagé dans des demi-relations, ça reste toujours la possibilité d’avoir une soirée complète. Je m’explique.

Un lapin en appelle souvent un autre. Quand on vous décommande une fois…bon, le hasard peut avoir mal fait les choses. Quand ça arrive deux fois… on peut se dire qu’une règle est en train de se dessiner et, malgré les déclarations d’amour et de désolation devant le faux bond réalisé, il vaut mieux prendre ses précautions.

De ma petite expérience, on peut s’attendre légitimement à être planté une troisième fois par une récidiviste.

Et là, ça n’a pas loupé. D’un côté, une charmante jeune fille au pair étrangère avec qui une nuit à danser et une après midi à parler posait pourtant les promesses d’une florissante amitié sexuelle par delà les frontières, de l’autre, une jeune beauté amoureuse, qui, malgré les serments répétés d’amour pour son régulier revient vous harceler l’hameçon comme l’aimant vient se coller au frigo (oui, j’ai l’imagerie poétique en ce moment).

Comme les deux jeunes filles avaient un casier en cours, je n’ai pas cru prendre beaucoup de risques en programmant le lancement de deux fusées le même soir, sachant que si challenger 1 ne décollait pas, peut être qu’Arianne rattraperait le coup, ou inversement.

Et ben rien du tout. Zéro sur toute la ligne. Nada.

J’ai tellement pris peu de risque qu’à 19 h j’étais officiellement seul pour la soirée… Jusqu’à ce qu’une amie m’appelle, ayant eu la bonne idée de se faire elle même basée par son rencart de la soirée. On est donc allé voir un concert en buvant des bières en maudissant nos dates.

Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de Danemark.