27.05.2008

la très belle plante de 20 ans.

Dieu sait que ces filles sont impressionnantes quand on a leur âge.
Toutes en courbes longilignes, habillées comme des princesses, les hommages sans cesse renouvelés de toute la gente masculine environnante leur donne une assurance, un maintien, une confiance qui intimide aussi sec toute personne normalement constituée désirant entrer en contact simple (mais néanmoins sexuel) avec ce végétal fleuri.

En général, la très belle plante est toujours accompagnée de son tuteur, un garçon un peu plus âgé, souvent de la même bouture, mais nettement plus carnassière : sourire ultra bright, mains manucurées et trousseau à la dernière mode, acheté avec la carte bleue de Mumy. Ce genre de mec qui ne sue jamais que de l’argent. Enrobé de high-tech, il n’est fidèle qu’à un seul parfum : le fric.

Evidemment, en face, quand on a que l’amour, à offrir en partage…hé ben on a l’air d’un con.

Enfin, le temps passe, d’autre filles, moins glamour mais plus intéressantes, sans doute, vienne remplir le grand pot qu’on avait acheté pour la belle plante.

Et puis un jour, on a dix ans de plus et, tout d’un coup, sur la plage abandonnée, coquillage et crustacée, qui sait qu’on voit venir la bouche en cœur ? Vous avez deviné.


Sauf que… des litres d'eau se sont écoulés sous les ponts...Alors que le temps a été plutôt clément pour votre personne, vous burinant les traits et faisant de vous un authentique mâle aguerri, on a la sombre satisfaction de s’apercevoir que, pour elle, c’est moins fun et que les ans et la cellulite sont venu lui rappeler que le printemps n'a qu'un temps.

Il a pris cher, le joli plan.
A sa place, on retrouve souvent un arbre dont le tronc s’est épaissi et qui a gardé des traces à l’écorce, quand ce ne sont pas quelques bourgeons qui ont déformé la forme initiale.

Elle qui traînait avec les ouineurs des bacs à sable, la voilà seule comme les pierres ou, pire, acoquinée avec un nobody rassurant, qui avait sûrement fier allure dans sa jaquette de mariage mais qui, dans son slip de bains, rappelle irrésistiblement le physique altier du Général De Gaulle, un grand homme, certes, mais pas le top du sexy.

On est alors tenté de regarder à côté d’elle, sur la serviette voisine, sa petite cousine qui se fait bronzer les miches, exacte réplique de ce qu’était son aînée dix ans plus tôt.

A ce moment là, on a grandit, on est un monsieur, ou presque et on regarde plus sereinement la petite pimbèche qui, du coup, est drôlement moins sûre d’elle.
Forcément, vu qu’elle connaît rien de la vie, elle fait moins sa maligne, et du coup, fait des pieds et des mains pour se rendre intéressante… Juste retour des choses.

D’autant qu’alors qu’elle est au top d’elle-même et qu’il serait dommage de ne pas arroser et bécher un peu cette jeune pousse.
Alors certes, elle vous le dit haut et fort, elle a un mec… Un type formidable, dont vous connaissez le modèle, on en a parlé à l'instant. Mais, alors que vous vous baladez avec la jeune donzelle, admirant son postérieur et faisant des pronostics sur la durée de vie de cette plastique enjôleuse, elle vous confie, sur le ton du secret que, si effectivement elle vit une histoire d’amour d’enfant avec son copain, de temps en temps, elle n’a rien contre une aventure un peu plus « adulte ».

Quelle merveilleuse façon d’amener les choses.

La petite sirène, sous ses dehors inaccessibles se donne donc comme la première venue et, tandis qu’elle crie votre nom en ajoutant à chaque fois « ce n’est pas bien, ce n’est pas bien », vous vous prenez à regretter d’avoir eu tant d’illusions.

Il ne faut pas, ça n’aurait rien changé, elle n’aurait pas voulu, à l’époque. Donc pas de scrupule à en abuser maintenant, d’autant que son mec est probablement de la race de ceux qui oppriment tout ceux qui ne brillent pas et dont nous faisions partie, à l’époque, rappelez vous. La vengeance est un plat qui se mange froid et c'est tout à fait sain de se défouler sur les héritiers de ces générations de connards.

Leur souvenir se fait plus doux du reste, maintenant que vous savez que probablement d'autre génération de type comme vous les ont allègrement fait cocu avec leur femme-vitrine.

Donc, si vous m’en croyez mes amis, tandis que les mignonnes fleuronnent en leur plus verte nouveauté, cueillez, cueillez donc la jeunesse, avant qu’à leur tête la vieillesse, fasse venir la maturité.

Commentaires

"il serait dommage de ne pas arroser et bêcher un peu cette jeune pousse"

Là, tu as atteint le top le la métaphore filée.

Ecrit par : ulfablabla | 27.05.2008

rhaaaa, ptin, mais TOUT EST VRAI, bordel, jusqu'aux cris de la "petite sirène", merde !
huhuhu

Ecrit par : incognito | 27.05.2008

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